Le mot de l’éditeur :
C’est l’histoire d’un type qui, n’ayant pas bien compris ce qu’il était venu faire sur terre, n’arrive pas à prendre la vie au sérieux et se laisse emporter par ses passions : l’écriture, Paris et les chats. Dans cet ordre. À quoi l’on pourrait rajouter, en veillant à ne pas trop charger la barque parce que les passions, ça pèse beaucoup plus lourd que les rêves : les femmes, Rio de Janeiro et le whisky. Un type comme ça ne pouvait pas embarquer pour le Grand Voyage comme tout le monde, sans la ramener, les yeux fermés et les mains jointes. Ainsi naquit L’affaire du « Lux bar » et peu importe de savoir que la plupart des faits rapportés dans ce récit sont autobiographiques car seul compte, au final, ce que l’on raconte à ses lecteurs. Ou à ses petits-enfants.
Extrait :
Finalement, l’enquête tourna court et personne ne prêta attention à ce qu’affirmèrent par la suite plusieurs destroys habitués du lieu : à chaque fois qu’ils débarquaient au Lux bar, l’air hébété, comme une taupe au soleil, ils affirmaient entendre des chuchotements entrecoupés de rires qui semblaient tomber du ciel. L’un d’eux, un type connu dans les parages que l’on surnommait, on se demande bien pourquoi, « la pompe à poudre », prétendit même un soir, alors qu’il était affalé sur le bar, avoir reconnu la voix de l’écrivain. -Allez, je t’en remets une dose, lui dit, en remplissant son verre, Captain Alan. Ça t’aidera à faire passer tes hallucinations. Ce fut la dernière fois que l’on entendit parler du défunt.
Le livre est disponible chez l’éditeur en version papier, ou à télécharger ici.