Le mot de l’éditeur :

Quartier Barbès à Paris, rue Myrrha : un chien ramène à ses maîtres, des Africains du quartier, le crâne d’un enfant. Ils le remettent immédiatement au Bossu, homme au passé trouble et ancien mafieux qui ne tarde pas à comprendre que c’est là un terrible message des trafiquants chinois qui veulent prendre sa place. Peu après, un autre pan du passé sombre du Bossu ressurgit : le crâne qu’on lui a remis est celui de sa fille morte des décennies auparavant ! Sa tombe au cimetière Montmartre a été violée. La vengeance du Bossu ne tardera pas. Et elle sera terrible… En menant l’enquête sur cette impitoyable guerre des gangs, le commissaire Samarcande est loin de se douter qu’il rencontrera Lo, sublime chinoise, ancienne danseuse de l’Opéra de Shanghai… Une intrigue portée par des personnages étranges et attachants.

Les enquêtes du Commissaire Samarcande …

Le héros de cette série au style décalé qui baigne dans l’univers du polar est le commissaire Boris Samarcande. On ne connaît pas son origine (Samarcande est le nom d’une ville qui se trouve sur l’ancienne Route de la Soie) mais son port d’attache, comme il dit, c’est Montmartre.

Véritable Monsieur Loyal de cet ensemble qui a pour théâtre le XVIIIe arrondissement de Paris (quartier emblématique de tous les métissages culturels), Samarcande est le chef d’un orchestre dont la plupart des musiciens se retrouveront dans la totalité des livres de la série. Ils seront autant de points de repères pour le lecteur :

Montoya, l’adjoint du commissaire et fils d’un républicain espagnol; Captain Albert, le tenancier du « Lux-Bar », rue Lepic, ancien résistant reconverti dans la limonade; L’Émir, un islamiste qui tient à présent une librairie place des Abbesses et prétend se battre exclusivement pour la défense de la langue française; Le Martien, un paraplégique déjanté qui a été engagé comme assistant par le libraire; Le Bossu, un truand esthète et quelque peu illuminé qui contrôle tout le trafic de drogue dans le quartier, avec l’aide de ses hommes de main, Goebbels et Le Mongol; Star, la fée aux cheveux bleus qui deale pour Le Bossu, ne se déplace qu’en rollers et ne sait que chanter; Le Pingouin, barman dans un café branché de la rue des Martyrs et indic de la police; Malka, prostituée slovène qui arpente les trottoirs de Pigalle et rencarde aussi à l’occasion la maréchaussée; Pablo, un sculpteur colombien originaire de Medellín, comme son compatriote Botero, et voisin du commissaire, Cité des Fusains; Tonton, un haïtien, ancien Tonton Macoute, vendeur de crêpes boulevard Barbès qui travaille à l’occasion pour le Bossu; Mammy Yoko, artiste capillaire de renom, comme elle se présente, qui tient un salon de coiffure afro aux Abbesses; Titi et Gros Minet, travestis russes qui officient à Pigalle, etc…

Tous ces joyeux drilles seront à chaque fois réunis pour le coup de baguette final qui, bien que les « happy end » façon Hollywood ne soient pas exactement le genre de la boutique, laissera cependant toujours place à l’espoir car, comme le dit Gesualdo Bufalino : « Seul le malheur est humain tandis que le désespoir appartient à Dieu ».

Le livre est disponible à la vente à la Fnac et chez Amazon

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