Entretien avec Patrice Montagu-Williams

10 questions pour une interview

Qui êtes-vous Patrice ?

Je suis franco-britannique. Né à Avignon à la fin de la guerre, j’ai passé mon adolescence à Nice. Puis je suis « monté », comme on dit, à Paris. J’ai aussi voyagé. Beaucoup.

J’ai longtemps été fasciné par les voyages au long cours et j’ai eu la chance d’en faire de très nombreux et, souvent, dans des endroits incroyables : en Amazonie, bien sûr, mais aussi auprès des Shilluks, sur la rive ouest du Nil blanc, à la frontière de la Libye et du Tchad, pays alors en guerre, sur une plate-forme de forage en Mer du Nord, ou encore dans la vallée du Tigre et de l’Euphrate, au temps où Saddam Hussein massait ses troupes afin d’envahir l’Iran. J’ai même travaillé un temps pour le Protocole de la cour du roi d’Arabie Saoudite !

Et puis, avec le temps, cela m’a passé, même s’il reste gravé en moi quelques rencontres inoubliables. Un sorcier au nord Cameroun qui vivait dans un baobab, par exemple : il avait fait Sciences Po et remplacé son père, lui aussi sorcier, qui venait de décéder !!!

Aujourd’hui, bien loin de tous ces voyages exotiques, je suis devenu un homme profondément urbain, fasciné par les métropoles : Paris, avant tout, mais aussi New York ou Rio.  

À côté d’une vie familiale et amicale bien remplie, je suis pleinement concentré sur mon métier d’écrivain. Après avoir vécu au Brésil et m’y être marié, j’habite aujourd’hui Athènes où j’ai pu assouvir pleinement ma passion pour l’écriture.

Comment êtes-vous venu à l’écriture et quand avez-vous publié votre premier roman ?

Quels sont vos goûts sur le plan littéraire ?

Quelle est aujourd’hui votre vision du monde et pensez-vous avoir un message à faire passer en tant qu’écrivain ?

Pourquoi avoir choisi d’écrire des romans ?

Comment définiriez-vous votre univers d’écrivain ?

Puisque nous parlons de lecteurs, comment souhaitez-vous communiquer avec les vôtres ? Quels types de liens voulez-vous tisser avec eux ?

Le Brésil semble occuper une grande place dans votre imaginaire. Pourquoi ?

Parlez-nous de Munduruku, votre dernier roman.

Profondément choqué par le massacre d’une vingtaine d’enfants dans une favela de Rio tenue par des bandes armées contre lequel il n’a rien pu faire, un capitaine des forces spéciales de la police décide de mettre son savoir-faire au service de la défense d’une tribu indienne de la région du Haut Tapajós, un affluent de l’Amazone, dont était originaire son père : les Mundurukus.

Menacés de toutes parts par les chercheurs d’or, les multinationales minières ainsi que par les projets de construction de gigantesques barrages, ces derniers risquent de voir leur territoire entier disparaître. Dans leur combat, ils pourront aussi compter sur le soutien d’un missionnaire, qui tient un bar et un bordel, et sur celui d’un professionnel aguerri qui ne recule devant rien : un ancien agent de la CIA qui a tourné casaque.

Roman d’aventures contemporain,

Munduruku

pose le problème très actuel de la survie des populations autochtones et celui de la destruction de la forêt amazonienne, véritable poumon du monde.

Ce roman aura-t-il une suite (on sait que vous écrivez par ailleurs des romans policiers qui se passent à Paris avec des personnages récurrents et on vous a comparé à Eugène Sue, le grand feuilletoniste du XIXe siècle) ?