Paru en septembre 2022 aux éditions NonNobis (Bruxelles), une vraie-fausse biographie de l’auteur :

Lux Bar Memories
C’est l’histoire d’un type qui, depuis le poste de pilotage qui lui sert de cervelle, voit le temps défiler à toute blinde et commence à flipper. Il se met alors à branler sérieusement du manche et, peu à peu, la panique s’installe dans le cockpit.
Pour lui, c’est sûr, l’heure du grand plongeon se rapproche dangereusement.
Trop d’heures de vol, voyez-vous. C’est vrai que le gars en question a fait plusieurs fois le tour du monde.
Il s’est posé à l’île de Pâques et sur une plate-forme de forage, en mer du Nord. Il a bouffé des saucisses de chien en Corée et du serpent au Gabon. Il s’est baladé sur le dos d’un buffle en tâchant d’éviter les crocodiles sur l’île de Marajó, dans l’embouchure de l’Amazone, et il a sablé le champagne, en première classe, dans le Train Bleu, entre Le Cap et Johannesburg. Il a même, un temps, travaillé pour la cour du roi d’Arabie Saoudite.
Il décide alors de se confesser avant le crash final. Parce que ça soulage, une confession, surtout si l’on prend soin de mêler aux souvenirs personnels les fantasmes dont on est jamais arrivé à se débarrasser…
Une excellente critique parue dans « Le Rat Noir » :
Patrice Montagu-Williams a tenu à remettre lui-même son « Lux Bar » Memories (éd. Non Nobis) dans les pattes du Rat noir à Athènes. Durant notre échange dans un bar de Pangrati, ses quelques confidences me firent glisser une première patte dans le vif de son dernier livre.
Confidences de comptoir à la Monsieur Richard de Léo Ferré : « Problèmes d’hommes et de mélancolie ». Quelques silences aussi « Le silence c’est la liberté. Et ça, Big Brother il ne veut pas en entendre parler », me confiait-il.
Rentré dans mon trou à rat, je glissais une deuxième patte dans son Lux Bar. Je musardais dans sa jeunesse, une brève histoire de sa famille, haute en couleur.
Ses grands-parents travaillant pour les services secrets durant la Première guerre mondiale, sa grand-mère « réactivée » pendant la Seconde et qui excellait à réinventer sa vie.
Son chat et son désir d’écrire depuis toujours. Patrice s’amuse au détour d’une page : « La confiance c’est bien, mais le contrôle c’est mieux, affirmait Lénine ». Il ne garde de cette phrase assassine que l’envie de bouter « tous les contre-révolutionnaires patentés » qu’il croise sur son chemin.
« C’est à partir de cette époque que j’ai cessé de prendre les cons pour des gens » … Nous échouons ensuite à Montmartre en sa compagnie.
Amarrés au Lux Bar, la mémoire du quartier, situé en bas de la rue Lepic « ce grand fleuve de Montmartre », comme l’appelait Léon-Paul Fargue. « Paris qu’on aime comme une pute, c’est-à-dire comme quelqu’un qui vous donne du plaisir et vous pique tous vos sous » … On commence alors à se demander si le narrateur est vraiment l’auteur : ce vieil homme qui se déplace dans le quartier tout en pente, dans une chaise roulante poussée par une de ses anciennes maîtresses pour aller déguster un bon whisky dans un de ses bars favoris. Ce vieux routard qui égraine à longueur de pages, des souvenirs en veux-tu-en-voilà « Marcher à reculons dans le tunnel de ma vie, ça me fait du bien » ! Nous croisons alors, une multitude de personnages plus loufoques, pathétiques ou comiques-nés, les uns que les autres. Entre deux de ses maitresses, son copain psy, juif athée qui disait « Si je ne crois pas en dieu, je crois en ceux qui croient en lui ». Le psy et sa patiente chanteuse qui finit par se suicider et qu’il va régulièrement visiter sur sa tombe du Cimetière Montmartre, « afin d’achever sa psychanalyse interrompue », etc., etc.
Mémoires entrecoupées de réflexions plus que digne d’intérêt, du genre « C’est bien d’avoir des enfants, cela permet d’éduquer les parents ». Une magnifique scène de retrouvailles avec des copains de la même promotion, quarante ans après « massacre des espérances juvéniles ».
La deuxième partie de ce petit livre nous raconte La Légende des Anges de la Butte, ou : peut-on demander à son vieil ami psy d’aider un vieil handicapé à franchir le Rubicon ? Enfin, « l’affaire du Lux Bar » met un terme à cette histoire. Et tout le monde de se demander ce que sont devenues les cendres du mort.
Dans un dernier Mea Culpa, Patrice Montagu-Williams nous embrouille un peu plus entre l’identité de l’écrivain et celle du narrateur. Mystère à savourer, telle une bonne crêpe Suzette du temps jadis, sur la Place du Tertre !
Une superbe critique parue dans « addiction aux livres »
Je n’ai vu nulle part de chronique de ce livre, peut-être ai-je mal cherché… ceci dit c’est bien dommage car il mérite une mise en avant.
Les mots sont difficiles à trouver pour décrire ce que j’ai ressenti en lisant cet ouvrage, car c’est une lecture finalement un peu particulière, j’ai ressenti comme une nouvelle expérience de lecture avec ce titre. Je ne saurai vous dire autrement. Cela a été confus dans ma tête après ma lecture, et c’est aussi ce que j’ai aimé.
D’abord publié en 2015 sous le titre « L’affaire du Lux Bar » il est à présent publié aux éditions Non Nobis avec le titre « Lux bar memories » et une nouvelle couverture qui donne envie de siroter un bon cocktail pendant notre lecture…
Le Lux Bar est un bar à Montmartre, où l’auteur a vécu.
Le bar est un endroit fondamental d’expression dans notre société où finalement, pleins de choses s’y déroulent et de grandes décisions y sont prises.
C’est de la propre expérience de vie de l’auteur que s’inspire cet ouvrage, et si une grande partie est autobiographique il n’empêche que c’est romancé.
Une grande liberté d’expression et d’écriture… faisant de cet ouvrage un livre facile à lire et rythmé. Toute une vie passe et l’on ne s’ennuie pas. Il faut dire… quelle vie ! L’auteur a fait plusieurs fois le tour du monde, est marié avec une brésilienne. Il est un petit fils d’espions du MI6…
« C’est l’histoire d’un type qui, n’ayant pas bien compris ce qu’il était venu faire sur terre, n’arrive pas à prendre la vie au sérieux et se laisse emporter par ses passions : l’écriture, Paris et les chats. Dans cet ordre.
À quoi l’on pourrait rajouter, en veillant à ne pas trop charger la barque parce que les passions, ça pèse plus lourd que les rêves: les femmes, Rio de Janeiro et le whisky. »
Cet ouvrage reprends un peu toutes les époques, 1968, avant 68, Londres à la grande époque, Le Brésil, Paris et particulièrement Montmartre.
J’ai vraiment bien aimé ce livre, même si cela n’est pas forcément facile d’en parler sans trop en dévoiler, car c’est un court ouvrage.

Paru en juillet 2024 :

Arthur Balboa, un écrivain qui vient de remporter le prix Goncourt, lassé de son existence parisienne et à court d’inspiration, quitte brutalement la France au beau milieu de la campagne de promotion de son roman et s’enfuit à l’autre bout du monde dans un endroit au nom exotique dont il ignore tout : Sumatra.
Sur cette île de l’archipel indonésien, il fera face à la folie des hommes ainsi qu’à la violence des éléments et gagnera l’amour d’une femme hors du commun, l’inoubliable Lamia, La tigresse de Sumatra.
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Une excellente critique du blog Argoul :
Comment faire lorsque l’écriture est votre vie et que vous n’écrivez que sur elle ? Vivre n’est pas si simple car il faut se renouveler. Surtout après le prix Goncourt, le septième ciel des écrivains français. Arthur, fils d’immigrés italiens à Marmande, monté à Paris, est devenu célèbre, mais tout cela l’ennuie : l’empêche de vivre. Il ne voulait pas devenir comme eux, comme « un psy, un type connu qui faisait partie de la célèbre tribu parisienne des gens intelligents, des gus dont les noms traînaient un peu partout dans les gazettes et sur Internet. Normal : ils signaient des pétitions à tour de bras. C’était un clan où l’on se sentait bien au chaud. Et puis, ça rendait fort d’être entouré, comme ça, de mecs ou de nanas qui pensaient comme vous, sans trop se poser de questions. »
Son ex-femme, une à particule de la haute, lui a donné un fils qu’il a appelé Robert-Louis, comme Stevenson dont L’île au trésor fut sa lecture de chevet, et celle qu’il a faite au gamin avant de le quitter. Car il a été forcé au divorce à cause de son alcoolisme croissant, remède à un désespoir de vivre.
Trotte dans sa tête « la phrase de Jack London : On ne peut pas attendre que l’inspiration vienne. Il faut courir après avec une massue ». Il court, il court, donc loin et longtemps, jusqu’à Sumatra en Indonésie, à l’opposé du globe. Il va rejoindre un vague cousin, Giovanni, devenu représentant d’une ONG militant contre l’huile de palme et pour la protection des orang-outan. Le dépaysement l’inspire, le remet à zéro. Il renaît.
Il rencontre Stavros, un gros Grec qui se déprave moralement. Non seulement il produit cette huile de palme riche en acides gras saturés qui favorise l’obésité et qui encourage la déforestation parce qu’elle n’est pas chère, mais il a tué par inadvertance son fils de 11 ans à la chasse au tigre. Sa femme, Lamia dite la Tigresse, lui en veut et, depuis ce jour, refuse qu’il la touche. Mais elle aime le sexe ; elle jette donc son dévolu sur Arthur, jeune écrivain qui, dès lors, renonce à s’alcooliser, en ayant perdu les raisons. Dans la mythologie grecque, Lamia serait une créature devenue monstrueuse par désespoir. Diodore de Sicile raconte qu’elle était princesse de Libye, fille du roi Bélos. Parce que devenue l’amante de Zeus, l’épouse bafouée Héra tue tous les enfants de Lamia. Par vengeance et désespoir, elle s’est alors attaquée aux enfants pubères des autres pour les enlever, en jouir et les anéantir.
Lamia est dans ce roman donnée en version positive, bénéfique ; elle s’attache. Stavros va-t-il récupérer sa femme, partie avec Arthur ? Il s’adjoint l’aide de son ami Sutan, des services secrets indonésiens devenus puissants depuis que la Chine lorgne un espace vital accru autour des îles à gisements de gaz. Mais la nature s’en mêle…
L’auteur de ce roman d’aventures tisse une toile chatoyante d’amours torrides, de désespoirs surmontés, de tendresse filiale, de plats exotiques et de paysages luxuriants, sans en omettre aucun détail. Son histoire nous fait voyager, non sans humour, comme par exemple cette observation sociologique sur une réserve d’hominoïdes dans le sud de la France : « au Cap Nègre, une sorte de zoo privé pour industriels friqués où l’on se reconnaissait les yeux fermés, rien qu’à l’odorat. »
On parle de La Tigresse de Sumatra sur Télé Kréol, une châine de Tv de La Réunion…

Votre Actualité Littéraire du 14 Août
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Critique du blog « Un souffle de fantaisie » du 23 Août 2024 :
Ce roman est très singulier. Je l’ai commencé intriguée, je l’ai fini émue. L’histoire semble ordinaire, et pourtant parsemée de messages, qui m’ont fait réfléchir et analyser ma lecture. La plume m’a beaucoup fait penser à celle d’Albert Camus ou celle de Sylvain Tesson. Poétique, légère avec une foultitude de détails ! J’ai eu l’impression de plonger dans une foison d’inspiration, entre Joseph Conrad et ses compères, et de références littéraires. Particularités aidant, j’apprécie tous les auteurs cités (les autres, je ne les connais pas).
Si vous aimez tous ces auteurs et que vous souhaitez voyager dans un pays exotique, alors ce livre pourra vous plaire !
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Encore une superbe critique, cette fois de l’excellent blog « ma-mots-et-images »
Coucou mes Bookstas,
Nous partons aujourd’hui en Indonésie, sur l’île de Sumatra, en compagnie de Patrice Montagu-Williams @montaguwilliams et de sa « Tigresse de Sumatra », roman d’aventure publié chez @aesa.editions.
Arthur, écrivain vivant à Paris, vient de recevoir le prix Goncourt. Sa vie est parfaitement routinière : une épouse, dont il est divorcé ; un fils, Robert-Louis (comme Stevenson) qu’il ne voit pas ; une maîtresse qui est aussi son attachée de presse ; quelques bons potes et un chat ! Cette vie de contraintes ne lui apporte plus l’inspiration nécessaire, d’autant qu’il est fasciné par les grands écrivains de voyage : Conrad, Kerouac, London et tant d’autres.
Après des adieux à ses parents, il décide de rejoindre l’un de ses cousins, sur l’île de Sumatra. Au moins, il en parle la langue : il a étudié le malais ! Il y rencontre un exploitant d’huile de palme et sa trop merveilleuse épouse, Lamia.
Ce roman nous fait vivre une belle aventure, au loin. Dans les paysages somptueux de Sumatra, au milieu de la faune locale, notamment le tigre et l’orang-outan, nous voyons naître une belle histoire d’amour, sous la menace d’un mari peu compréhensif.
Mais, surtout, c’est une ode au voyage qui nous est offerte. Voyage sous toutes ses formes, tant onirique que physique. Le roman est ponctué de références aux auteurs de la littérature de voyage et d’exploration, accompagnées de quelques clins d’œil à la mythologie et aux légendes, comme la Lamia de la mythologie grecque. Une morale émerge : le voyage est formateur, et l’éloignement permet souvent de se trouver soi-même.
Le rythme est soutenu, le roman est court et intense. Il constitue une belle parenthèse tropicale en cette fin d’été.
N’hésitez pas à vous laisser tenter si vous avez l’âme voyageuse.
Je remercie l’auteur de m’avoir fait confiance en me permettant de découvrir son livre. Et je ne manquerai pas, dans l’avenir, de rajouter ses œuvres dans mes lectures !Top of Form
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Critique de l’Atélier de la Litote :
La Tigresse de Sumatra est un roman qui nous transporte dans l’exotisme luxuriant de l’Indonésie, à travers les yeux d’Arthur, un écrivain parisien en quête de renouveau. Le prix Goncourt en poche, Arthur décide de tout quitter pour rejoindre son cousin sur l’île de Sumatra. C’est là que commence une véritable aventure, dans un cadre enchanteur où la nature est aussi splendide que dangereuse.
Ce roman se distingue par sa capacité à mêler le voyage extérieur avec l’introspection. Les descriptions des paysages, riches et vivantes, nous plongent au cœur de la jungle, parmi les tigres et les orangs outans. On sent l’humidité de la forêt, on entend le cri des animaux sauvages, et l’on est rapidement immergé dans ce décor fascinant et sauvage. La plume de l’auteur est précise, évocatrice, et parvient à capter l’essence de ce monde lointain.
L’histoire d’amour qui se noue entre Arthur et Lamia, la femme de Stavros, l’exploitant d’huile de palme, est délicate et poignante, ajoutant une touche de sensibilité à ce récit d’aventures. Le mari jaloux, figure menaçante, ajoute une tension qui maintient le lecteur en haleine jusqu’à la fin.
Ce roman est aussi une ode à la littérature de voyage, émaillé de références à des auteurs comme Conrad ou Kerouac, et enrichi de clins d’œil à la mythologie, notamment à la Lamia grecque. À travers le périple d’Arthur, le lecteur est invité à réfléchir sur le sens du voyage et de l’évasion, que ce soit pour fuir une vie sans saveur ou pour se redécouvrir.
La Tigresse de Sumatra est un livre court, mais intense, qui offre une évasion littéraire dépaysante et captivante, idéale pour ceux qui rêvent d’aventures et d’horizons lointains.
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Et une critique de plus de « La Tigresse de Sumatra ». Celle d’Edouard Ballureau, un professionnel du livre parue le 29 septembre 2024:
« Il y a deux sortes d’auteurs, dit-on : ceux qui écrivent et ceux qui racontent des histoires.
Les premiers sont des écrivains, les seconds des romanciers. Je me situe clairement dans la seconde catégorie, comme Robert-Louis Stevenson, auquel il est fait plusieurs fois référence dans ce roman…
Roman d’amour et d’aventures exotiques en Indonésie, émaillé de citations d’auteurs, de films, de musiques et de tout ce qu’il faut connaitre avant de s’envoler pour Sumatra pour les amateurs.
A noter que le livre est illustré par Eve Bruffaert.
Clin d’œil à mon ami Patrice Montagu-Williams
Critique de delibooks du 24 octobre 2024
On se retrouve sans un univers de la jungle, des tigres, l’exploitation de l’huile de palme, de la cuisine atypique et locale, des personnages attachants et envoûtants !
🌈 Tout pour passer un bon moment en quelques pages !
Merci @montaguwilliams ! 🙏
Critique de Cécil Collineau du Petit Journal de Jakarta : La tigresse de Sumatra de Patrice Montagu-Williams
Quelle mouche a donc piqué Arthur Balboa pour qu’il décide de tout plaquer et partir à l’autre bout du monde alors qu’il vient d’atteindre le sommet de sa carrière littéraire en obtenant le Prix Goncourt ? Il plaque son amoureuse parisienne d’alors, lui confie son chat et quitte le confort de Saint-Germain des Prés. « Je pars à Sumatra (…). A cause du nom. Parfaitement exotique. Superbe. »
On retrouve l’auteur sur les rives du lac Toba, embarqué au milieu des relations houleuses entre un producteur de palmiers à huile véreux et une ONG environnementale qui tente de protéger les villageois et la faune locale.
Y trouvera-t-il l’inspiration qu’il cherchait en quittant Paris ? La sulfureuse Lamia, somptueuse grecque, déesse en chair et en os au destin tragique, sera-t-elle sa nouvelle muse ? Et que viennent faire les services des renseignements de Jakarta et de Paris ? Le récit va de rebondissement en rebondissement, tel le tigre Shere Khan qui espionne depuis les profondeurs de la jungle moite et envoûtante.